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samedi 22 janvier 2011

Passage en revue

Vous pouvez lire mon texte Le retour de Babylone dans le premier numéro de la revue Distortions qui paraît en format numérique. J'ai répondu positivement à l'appel d'amies huitcentseptistes en écrivant sur le thème imposé : colères de la ville.

J'ai dédié ce texte court à Joël Hamm tant je l'ai senti derrière moi lorsque je l'ai créé, tant j'ai vu son ombre sur le clavier. Cliquez sur l'image pour accéder à la revue.

Je ne sais où va cette revue. Sûrement nulle part comme tout projet artistique, comme mes projets. Et je continue d'écrire, et parfois de composer, parce que même si le voyage mène nulle part, même s'il est parfois dur, voire cruel, il est parsemé de belles rencontres.

J'en profite pour signaler la naissance d'une autre revue, À la dérive qui se définit comme « la revue qui ne sait pas où elle va ». Le thème de son premier numéro : bâtir de beaux monstres. On m'avait aussi sollicité mais n'ai pas trouvé le temps d'écrire, ou composer. Une prochaine fois sûrement.

dimanche 4 janvier 2009

Je suis un écrivain Sol'Air

J'aime dire que je publie dans des revues littéraires : ça le fait bien. Tout de suite, je sens de l'intérêt, voire de l'admiration, chez mes interlocuteurs. Ils s'imaginent que je suis un écrivain, presque célèbre, que je gagne des sommes indécentes avec mes droits d'auteur. Si seulement...
Qu'on se le dise, les revues littéraires n'ont pas de moyens, elles tirent à très peu d'exemplaires (Brèves, la référence en matière de revue sur la nouvelle ne doit pas dépasser les 2000 exemplaires), et ces revues, bien souvent associatives, se battent contre la Poste afin d'obtenir des tarifs abordables pour leur envois. Elles ne tiennent que par la passion de ceux qui les animent et de trop peu fidèles lecteurs. Dans ces conditions, vous comprendrez bien que les droits d'auteur ne sont pas rétribués.

Pour gagner de l'argent avec des nouvelles, la meilleure option reste les concours. Je vous parlerai aujourd'hui de celui de la revue Sol'Air, puisqu'il permet à la fois de gagner de l'argent et d'être publié en revue.
Sol'Air numéro 35J'ai participé à ce concours à deux reprises, en 2006 et 2007. Pour ma première tentative, j'ai envoyé mon texte court Rebours (que je publierai bientôt sur ce blog), battu par Tempéra de Joël Hamm, il termine néanmoins finaliste et sera publié dans le numéro 35 de la revue. J'y suis d'ailleurs en très bonne compagnie, la crème des nouvellistes concouristes (Emmanuelle Urien, Frédérique Trigodet, Jean-Paul et Christine Lamy, Jean Calbrix, Désirée Boillot, etc.). En toute franchise, je n'ai pas accroché au texte de Joël, du moins dans cette version ; je ne voyais pas où il voulait en venir avec cette histoire. Il a eu la gentillesse de m'envoyer la version longue, une nouvelle, Le sourire de l'ange, et là c'est autre chose. Quand monsieur Hamm parle de l'art, de la fonction de l'artiste, on se régale (lisez Cinabre, autre extrait de cette nouvelle sur Mot Compte Double). J'ai pensé à Temps de chien un autre de ses textes. Je rêve qu'un jour, il nous propose un recueil de nouvelles sur ce thème.

La revue ne publie plus que le recueil consacré au concours. C'est un recueil de bonne facture. On n'est pas obligé d'aimer tous les textes, mais il donne un bon aperçu de la liberté du genre. Il faut soutenir cette revue, notamment en participant à son concours (lien à droite). De plus, sa directrice Laure Ménoreau que je n'ai jamais rencontré mais avec qui j'ai parlé de longues minutes à chaque appel, est une passionnée comme j'ai rarement vu.

Revenons à mes tentatives à ce concours. En 2007, j'ai profité d'un point du règlement, interdisant au gagnant de l'année précédente de participer dans la catégorie. Exit l'ami Hamm, la voie était libre. Alors mon texte court l'inconnu de Phuket a raflé la mise : 150 euros pour rembourser toutes les enveloppes, les timbres, les droits d'inscription, de tous les concours de nouvelles où j'avais échoué auparavant (je reviendrai sur ces concours ainsi que sur mes échecs une autre fois). Bilan financier nul. Mais depuis, je ne dis plus seulement que je publie en revue, je dis aussi que je gagne des prix littéraires, et là, c'est la gloire.
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J'en profite pour féliciter Laurence Marconi qui vient de remporter le prix Sol'Air du texte court 2008.