dimanche 15 mars 2009

Dans ton tag !

Connaissez-vous Manu Causse ? Non ? Veinards ! Il risquerait de vous taguer comme il l'a fait sur son blog : Dans ton blog. Un tag, c'est un truc débile qui s'apparente aux chaînes. Ceux qui ne causent pas blog trouveront une définition sur Dicoblog. Le tag en question : en gros, s'il ne me restait que 500 euros et 500 secondes à vivre, c'est quoi que je ferais ? Vous voyez le niveau. Il faut ajouter qu'en plus je dois illustrer ça avec la 6e image du dernier répertoire (*). Aucun intérêt. Et pour le prouver, évidemment, je vais y répondre. Commençons par l'image.

Quand j'ai lu le billet de Manu, je convertissais un fichier WMA en MP3. Je sais, j'ai une vie trépidante. Je précise que je ne piratais rien du tout (retenez vos chiens, chères, très chères maisons de disques) mais je préparais une lecture pour les Mots dits, un excellent texte d'Annie Mullenbach-Nigay lu par Françoise Guérin, là tout suite, ma vie devient beaucoup plus intéressante... Donc, j'étais perdu dans mes répertoires dédiés aux blogs. Je prends au hasard cette reproduction d'une estampe. Histoire d'annoncer mon prochain billet.
Un jeune garçon et une jeune fille jouant au go. Rouleau vertical datant du XVIIe siècle.
Passons aux 500. S'il ne me restait que 500 secondes, j'essaierais de faire quelque chose d'inédit. Tiens, comprendre les probabilités par exemple. J'ai toujours été une bille en proba. Je pourrais ainsi tenter de vérifier la loi binômiale. Quand on lance une pièce, elle a une chance sur deux de tomber sur face et autant de tomber sur pile, mais si on lance 1000 fois la pièce, par sûr qu'elle tombe finalement 500 fois sur chaque côté. Ça me paraît une excellente occupation pour terminer sa vie. Je pourrais utiliser ces 500 euros et ces 500 secondes pour faire l'expérience.

Disons que les 500 euros se présentent sous la forme de 500 pièces de 1 euro. J'entends les voix qui me soufflent que je pourrais lancer 500 fois la même pièce. Mais je préfère en lancer 500, les laisser retomber et ne plus y toucher pour faciliter le calcul, je rappelle que je n'ai que 500 secondes. D'aucuns me retorqueront que les pièces ne sont peut-être pas équilibrées et que cela peut influer sur le résultat. En effet, je fais aucunement confiance aux italiens pour nous frapper des euros équilibrés, et les anglais, vous avez vu la tête des euros anglais ? Pour éviter tout problème les euros seront français, ils seront équilibrés, et ceux qui contestent ce dernier point seront dénoncés à notre président.

Ceci dit, 500 pièces en 500 secondes, ça fait beaucoup. Des pièces de 2 euros feront l'affaire, 250 pièces, c'est jouable. Les pièces de 3 euros sont trop lourdes, et on n'arriverait pas à 500 euros. Va pour 2 euros. Voilà, je lancerais 250 pièces de 2 euros et vérifierais que 125 seront tombées sur face et autant sur pile. Alors, avez-vous trouvé un intérêt à ce billet ? Non, hein ? C'est édifiant de bêtise. Plus jamais je ne répondrai à un tag. Qu'on se le dise.

La semaine prochaine, je vous parlerai de Kawabata pour relever le niveau.
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(*) Cette histoire d'image ne figure pas dans la règle initiale du tag des 500 qui se trouve ici.
Illustration : Un jeune garçon et une jeune fille jouant au go. Rouleau vertical datant du XVIIe siècle.

dimanche 1 mars 2009

Rebours

Dix. Il fait froid ici. Le vent certainement. C’est que je suis sur le toit de mon entreprise, à trente mètres du sol. Bientôt ils n’auront plus besoin d’un immeuble si haut. Ils délocalisent. Bangkok. Il paraît que c’est mieux pour l’entreprise. Et c’est mieux pour les actionnaires. C’est mieux pour moi aussi, car j’ai maintenant un nouveau challenge : trouver un nouveau boulot. Avoir des challenges, c’est important dans mon métier.

Photo Franck GarotNeuf. Dans mon métier, les syndicalistes sont rares. Les cadres ne font pas appel aux syndicats. Vous comprenez, c’est pour les ouvriers qualifiés, la main-d’œuvre, pas pour nous. Sauf quand on se fait virer évidemment. Mais là, c’est différent : on se moque bien du regard des autres. Il faut payer les traites de l’appartement, du 4x4 ou de l’installation home cinema. Encore faut-il qu’il reste des représentants syndicaux.

Huit. Les représentants syndicaux, cela fait six mois qu’il n’y en a plus, tout comme les membres les plus virulents du Comité d’entreprise. Ils sont tous mutés dans une autre filiale, une autre région, pour un nouveau poste, un nouveau salaire. Le vent nous portera disait la chanson. Il les a portés loin d’ici, loin du conflit, loin de ceux qui les avaient méprisés pendant des années et qui les maudissent maintenant de n’être plus là pour les aider. Ils sont tous partis, comme Alain.

Sept. Alain, le délégué syndical qui travaillait à la compta. On faisait du foot ensemble, les tournois, le championnat interentreprises. L’amitié virile, les matchs à la télé en buvant des bières. Il est venu plusieurs fois à la maison. Je n’avais rien vu venir. Et pourtant il venait de plus en plus souvent. Jusqu’au jour où il est parti avec Nathalie, ma femme.

Six. Nathalie, ma femme, devait s’ennuyer avec moi. Je partais tôt, rentrais tard. Sans compter les diverses missions et les séminaires. Si on ne donne pas de son temps à l’entreprise, vous savez, on ne progresse pas. Et du temps, Nathalie en disposait avec son mi-temps au magasin, surtout que les enfants sont grands maintenant. Elle a fini par se lasser de m’attendre. Et Alain, le comptable, qui se foutait bien de sa carrière, avait lui aussi du temps à perdre.

Cinq. Perdre. Voici un nouveau mot dans mon vocabulairePhoto Franck Garot. Je perds mon boulot, je perds ma femme. Je perds mes enfants aussi ; ils suivent leur mère. Je perds mes amis, au club, il n’y a pas de place pour les losers comme moi. Quelle pourrait être ma vie maintenant ? Je ne veux pas m’humilier dans des entretiens d’embauche. Ni dans un divorce. J’ai finalement décidé de partir.

Quatre. Décidé de partir, oui mais pour où ? Tout quitter, larguer les amarres, aller au bout du monde, devenir aventurier, chercheur d’or. Je n’irais pas à Bangkok, évidemment. Plutôt Mayotte, Madagascar, les Marquises, la Patagonie, Bahia… Oui, je pourrais changer de vie.

Trois. Changer de vie pour mieux l’oublier. Mais comment oublier l’aliénation de mon travail, la honte d’un mariage raté ? Comment continuer à vivre dans ce monde, acculé de toutes parts par les donneurs de leçons ou les marchands, où l’on subit chaque jour les plus voraces, les plus forts ? Comment se mettre entre parenthèses de ce monde-là, de ce monde pour lequel je ne suis plus adapté ?

Deux. Je ne suis plus adapté à ces faux semblants, l’hypocrisie des collègues compatissants ou des amis devenus prévenants. Je change. Je lâche prise. Je quitte les réseaux d’influence. Je passe du côté des inactifs, des parasites, comme si je passais à l’ennemi en quelque sorte. Pourrai-je le supporter ?

Un. Supporter ce monde que je vomis à présent ? Je ne veux que le fuir ; je peux m’évader ou tout quitter. Prendre un aller simple vers l’inconnu ou m’enfermer entre quatre planches de sapin blanc. À trente mètres du sol, je n’ai que deux options : je pars ou je saute.

Zéro. Je saute ?
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Ce texte a été publié dans le numéro 35 de la revue Sol'Air.
Photos: Franck Garot

dimanche 22 février 2009

La lecture versatile de Désiré Nisard

Joël Hamm indiquait dans les commentaires du dernier billet que j'avais oublié de mentionner Page 48, puis il se plaignait de mon silence dimanche dernier : il n'avait rien à lire lundi, j'imagine que sa semaine en souffrit considérablement. Je tenterai piteusement de me faire pardonner en parlant ce soir des lectures versatiles de Pierre Ménard.

I remember I remember de Joe Brainard
Parmi les premières propositions que je reçus pour les 807, figurait celle de Jean Prod'hom :

"Je me souviens d'avoir projeté de déchirer la page 48 de tous les livres que j'emprunterais à la bibliothèque publique de Boston mais de m'en être vite lassé." écrit Joe Brainard dans I Remember. Il aurait gagné en persévérance en portant son choix sur la page 807.


Je n'avais alors jamais entendu parlé de Joe Brainard, ni de son livre. D'après ce que j'ai lu depuis sur le sujet, I remember aurait révolutionné l'autobiographie. L'auteur y liste des souvenirs sans ordre. Et chaque souvenir de commencer par I remember (pour ceux qui ne causeraient pas anglais, ça veut dire "je me souviens"). D'ailleurs, l'inégalable Perec s'en inspira pour son livre Je me souviens. Bon. Pour un gars qui a créé les 807, c'est une approche digne d'intérêt. Je me dis que si Perec et Brainard vivaient encore, ils auraient certainement ouvert des blogs...

Page 48
Page 48Quelques jours plus tard, Pierre Ménard m'envoya lui aussi une proposition de 807 qu'il accompagna d'un lien vers son site Page 48 qui reprend la phrase de Brainard. Dans son message, il me proposa de participer à l'aventure de ces lectures versatiles, et pourquoi pas une page de Chevillard, me suggéra-t-il.
Car le projet Page 48 se présente ainsi :

Le principe de ce podcast est simple, il s'agit d'une série de lectures de différents livres, mais une seule page, toujours la même, la page 48, comme autant de pages arrachées à ses livres de chevet, ses ouvrages de référence et d’autant de pages originales...



Comme les 807, ça cause littérature, c'est participatif, c'est n'importe quoi et ça ne sert à rien. Bref, je ne pouvais pas résister à l'appel. Il me fallait ensuite trouver l'œuvre que j'allais massacrer.

Désiré Nisard
Désirée NisardFinalement, il n'y a pas eu de choix, c'était une évidence. Démolir Nisard colle parfaitement à l'approche systématique de page 48. Dans son roman, Éric Chevillard use avec malice de toutes les ressources, et il n'en manque pas, pour descendre ce Nisard qui encombre la littérature, et qui encombre chacun de nous. Il semble nous dire, tuons le Nisard qui est en nous. L'auteur y réussit avec brio, nous montrant la voie d'une écriture libérée. Voilà pourquoi j'ai choisi de massacrer Démolir Nisard.
Ma lecture est en écoute depuis hier soir.


Je ne sais pas vous, mais les livres que je lis ne sont pas imprimés qu'au verso, en arrachant la page 48, on arrache la 47. Qui va donc sauver la page 47 ?

lundi 9 février 2009

Les Inattendus 2008

Chaque jour, je fais la tournée des blogs. Il y a d'abord les blogs d'auteurs, à savoir, dans le désordre, ceux de Georges Flipo, Éric Chevillard, Clopine Trouillefou, Manu Causse, Xavier Garnerin, Emmanuelle Urien, Pierre Assouline, Nicolas Ancion, François Bon, etc. Chacun a son écriture, ses centres d'intérêt, mais ils ont en commun la qualité que je recherche, et je reviens le lendemain. Et puis, il y a trois blogs particuliers : le blog de Magali Duru, Mot compte double et Calipso.

Ces trois blogs, animés par Magali Duru, Françoise Guérin et Patrick L'Écolier, accueillent les contributions d'autr(c) Patrick L'Écolieres auteurs (dont les miennes). C'est donc chaque jour une plume différente, et on y lis parfois des pépites. Je suis rarement déçu.

J'en parle aujourd'hui parce qu'ils se sont associés pour organiser un concours, les Inattendus 2008. L'objectif est d'élire les meilleures contributions de l'année. Vous trouverez les détails ici, ici ou ici. Vous n'avez plus qu'une semaine pour voter, alors dépêchez-vous. Et vous n'êtes pas obligés de voter pour moi. Personnellement, j'ai préféré voter pour le meilleur texte.

Bon vote !
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Photo: Patrick L'Écolier

dimanche 1 février 2009

Le verre de grenadine

Tropique du Capricorne. Chaleur et moiteur. La femme paresse sur la terrasse : allongée dans le hamac, elle lit. La table toute proche est dressée. On attend l’heure du déjeuner. À travers les jalousies, la voix de l’homme : Tu veux boire quelque chose, mon amour ? Oui, une grenadine, s’il te plaît.

Elle se souvient de sa vie en ville : tout ce gris, tout ce bruit. Les retours du travail de l’homme, jamais à la même heure, et la correction quand le repas était tiède : les gifles, les humiliations. Et cette jalousie, toujours. Les « t’as vu comment tu l’as regardé ? » ou les « il te plaît le petit Guivarch’, hein ? » Les coups, chaque jour, et cette fureur dans le regard quand elle avait osé prononcer le mot tabou : divorce. Il aurait pu la tuer. Et puis les larmes, et puis les « je t’aime » à n’en plus finir, les « pardonne-moi je ne recommencerai plus ». Elle y croyait. Lui aussi. Jusqu’à la fois suivante.

Un jour, il était rentré de bonne humeur : J’ai une grande nouvelle, nous partons vivre à Madagascar. Il n’y aura plus de coups, je te le promets, je n’aurai plus le stress du travail, je serai calme, attentionné, comme avant, je t’aime. Là-bas, on vit mora-mora comme ils disent. Il avait raison. La vie mora-mora. Et plus de coups. Jusqu’à hier.

Instant de Chan, de Chan Sic PoIci, toutes les mômes le dévisagent, qu’il soit seul ou avec elle. Toutes ces mômes, prêtes à tout, qui voient en lui un billet pour la France. Combien de fois l’a-t-il trompée, elle ne veut pas le savoir, il ne la bat plus, c’est l’essentiel. Mais il a vu rouge hier. Un jeune Malgache, Tuvo, lui avait parlé, à elle. Tu veux te faire un Noir, c’est ça ? Les coups de nouveau. Le nez qui saignait continûment, un beau rouge. Elle a dit : C’est fini. Pas à lui, non, dans sa tête à elle : C’est fini, cette fois. Il apporte le verre de grenadine...

Brise marine d’avant le crépuscule. Camaïeux de rouge et d’orange. La mer est calme. La table toujours dressée. Il manque un couteau. Allongé sur le sol, l’homme ne bouge plus. Le sang a séché. La dispute est terminée. Pour toujours. La femme attend, accoudée à la rambarde de la terrasse. Elle fixe l’horizon. Depuis des heures. Elle attend qu’il fasse nuit pour aller chercher quelqu’un, pourquoi pas Tuvo. Pour un enterrement de fortune, il aura son billet pour la France, il pourra fuir l’île rouge.

Et sur la table, le verre de grenadine.
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Illustration : Instant de Chan
, de Chan Sic Po
Texte publié le 9 février 2007 sur Mot Compte Double. Lecture par l'auteur
ici.

dimanche 25 janvier 2009

Pour le service après-vente, appelez les 807

La lecture du précédent message vous a convaincu d'une chose : je me disperse. Et vous vous demandez, à juste titre, si je ne multiplierais pas les activités et les projets bloguesques afin de retarder le moment où je présenterai enfin un livre à des éditeurs, craignant leur refus.

On dit que les lecteurs ont toujours raison. Je ne voudrais pas contredire on. J'ai donc créé un nouveau blog, les 807. Et ça parle de quoi ? On trouve ça sur ledit blog :
Ce blog existe simplement pour prouver que l'idée que j'ai décrite ici, c'est n'importe quoi. On peut aussi l'envisager comme un hommage à un écrivain pour lequel je suis partagé entre l'admiration et la totale incompréhension.
Éric Chevillard lui-même a inauguré le blog, avec la nonchalance qui le caractérise, c'est-à-dire sans avertir quiconque. Il n'était pas au courant, plaide-t-il. C'est vrai, et alors ? Piètre excuse. J'ai contacté Clopine Trouillefou et Xavier Garnerin qui ont rejoint tout de suite le projet (Clopine en parle ici). Merci à eux, sans qui ce projet n'aurait pu exister. Et j'annonce que le premier 807 d'Emmanuelle Urien sera publié le 30 janvier, 15 – สิบห้า (c'est du thaï), avant d'autres participants, par exemple le lendemain où l'on nous parlera de spermatozoïdes, 18 – Восемнадцать (c'est du russe).

Comme vous le voyez, cela se met en place tranquillement. Il y aura quelques surprises, évidemment, notamment demain soir à 20h07 (ce sera du lourd). Certains m'ont déjà demandé comment participer à l'aventure. C'est très simple : il suffit de m'envoyer un chèque de 807 euros (mon prochain blog s'intitulera les 10 000)*. Pour ceux qui n'ont pas de chéquier, j'ai créé une adresse : les807 @  free.fr.

J'ai déjà reçu des propositions, il me faut un peu de temps pour répondre à toutes. Ne criez pas au scandale si cela prend deux semaines. Notez que je n'accepterai pas tout. Il y a une ligne éditoriale très stricte et très complexe. Je vous l'expliquerai quand je l'aurai moi-même comprise. Parmi les premières candidatures spontanées, j'ai retenu celle de Jean Prod'hom qu'on pourra lire le 1er février.

Rendez-vous aux 807, deux fois par jour à 8h07.
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* Je précise, notamment à mon contrôleur des impôts qui ne partage pas forcément mon humour, que ceci est une blague.
Photo:
8h07, de Franck Garot

mercredi 14 janvier 2009

Prochainement sur votre écran

Afin d'éviter toute déception dimanche soir, je vous préviens qu'il n'y aura rien de nouveau à lire ici. Je comprends votre frustration, voilà pourquoi je souhaitais vous annoncer le programme pour les deux ou trois prochains mois, ce que je vous réserve en textes et autres billets.

Vendredi soir, sur Mot Compte Double, ce sera n'importe quoi avec une chronique où je (re)parle du plagiat par anticipation, à l'occasion de la sortie du dernier livre de Pierre Bayard.
Portrait de Gustave Flaubert par Eugène Giraud, 1867Bientôt chez Magali Duru, un texte où je reviendrai sur mes années collège: Gustave Flaubert censuré ! Il ne me reste qu'à l'écrire. Je mets un portrait du gars pour prouver que vous êtes bien sur un blog sérieux.

Cela dit, je ne souhaite pas squatter tous les blogs littéraires. Françoise Guérin et Magali Duru ont la gentillesse de m'accueillir, il y a toujours une place à table pour moi. Et ce n'est pas parce que j'ai maintenant ma propre maison que je ne visiterai plus la leur. Seulement, à chaque fois que je vais chez elles, je passe devant un café comme je les aime, bonne ambiance, conversation de qualité, etc. C'est le café Calipso. Il me fallait absolument y entrer. Et comme on m'a fait savoir que j'étais le bienvenu, je vous prépare une série de 12 textes qui seront publiés en alternance, sur les trois blogs (liens à droite).
Et Vers minuit dans tout ça ? Deux textes seront publiés dans les semaines qui viennent : Rebours, dont j'ai déjà parlé, et Le verre de grenadine déjà publié sur Mot Compte Double. Je dois encore trouver les illustrations. Je prévois aussi d'écrire un billet sur le pastiche et un autre sur le go pour la sortie d'un livre dont je termine la correction.

Enfin, j'en profite pour vous signaler que j'ai créé une liste de diffusion pour avertir des nouvelles publications sur ce blog. C'est à droite, il suffit de mettre son adresse mail dans la boîte et de cliquer sur le bouton Abonnement.
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Illustration: Portrait de Gustave Flaubert par Eugène Giraud, 1867